Du côté de la Recherche...

Les techniques de réanimation chez l’enfant et en particulier chez le nourrisson ont peu fait l’objet d’amélioration de la part des fabricants, qui investissent davantage sur l’assistance courte durée chez l’adulte. Et pour cause, il y a beaucoup plus de services de cardiologie en France à équiper… En comparaison, seuls trois centres de réanimation néonatale sont équipés d’ECMO. D’une manière générale, la prise en charge des tout-petits en réa, de l’appareillage au traitement de la douleur, pourrait progresser.

Ainsi, la miniaturisation de la circulation extracorporelle a déjà été réalisée sur les appareils de bloc opératoire pour la cardiologie adulte. Pour l’enfant, et pour l’assistance longue durée, il faudrait également cet effort. Car plus le tuyau est gros, plus le besoin est grand en produit sanguin. La miniaturisation du dispositif permettrait de réduire le besoin de transfusion sanguine et les risques, les complications, qui y sont liés. Parallèlement, il faudrait travailler sur l’efficience des pompes.

Pour mieux appréhender le retentissement des techniques de réa sur l’organisme, il faudrait procéder au monitorage du cerveau, enregistrer les données, les analyser. Cette étude pourrait être réalisée dans un service de réanimation et permettre de mieux évaluer l’impact de l’assistance extracorporelle.

Les bénéfices de la plasmaphérèse, épuration des toxines, sont mal connus. Une étude pourrait être menée afin de juger de la pertinence de cette technique ou de l’améliorer.

Il existe peu de moyens pour évaluer la profondeur de l’endormissement sur le nourrisson, pourtant essentiel face à des soins intensifs douloureux. Il existe des appareils pour les enfants à partir de 1 an.

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